Le coaching social en entreprise

Le coaching social en entreprise

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Cet article à pour but de décrire une étape d’une approche concrète de coaching d’entreprise, en se focalisant sur l’aspect social : on parle alors de coaching social. Dans toute approche concrète d’analyse des facteurs d’anxiété et de stress dans l’entreprise, il est indispensable d’établir un rapport d’observation sur l’ambiance et sur les pratiques internes qui semblent inadéquates, sortent de la légalité, de la déontologie et qui, par conséquent, occasionnent un stress dû au climat social en général.

Le coaching social, pour quelle raison ?

C’est un état des lieux des conditions de travail de l’entreprise. Cette étape est une qualification ressentie de l’état « émotionnel interne » de l’entreprise.

Le stress ressenti :

  • Le stress ressenti peut être décrit comme le malaise que l’on ressent simplement quand on est sur son lieu de travail, voire simplement en pensant qu’il faut aller à son travail.
  • Le Dimanche soir par exemple est souvent une catastrophe pour de très nombreuses personnes. Certains ne dorment pas de la nuit, d’autres ont des nausées très fréquentes.
  • Enfin, et c’est beaucoup plus subtil, certains n’arrivent pas à prendre de vacances tellement ils sont préoccupés.

Ou mieux encore, le stress omniprésent de l’activité professionnelle ne les quitte qu’au bout de plusieurs jours de vacances et l’on assiste alors à une « dépression (pression qui baisse) » avec de très fréquents maux de tête et une fatigue importante qui s’installe d’un seul coup.

L’écoute avertie et ressentie :

C’est un des domaines les plus restreints dans une organisation très procédurière. Il est souhaitable de faire les efforts nécessaires pour lui permettre d’exister dès le début afin que le temps fasse qu’elle puisse s’épanouir. Est ce que j’ai vraiment l’impression que l’on me laisse m’exprimer sur les problèmes qui me concernent directement ?? Ils concernent plus spécifiquement mon travail, mon organisation, mes tâches et l’ensemble des critères qui qualifient mon poste, n’est-ce pas ???

Ou est ce que je ne suis de toute façon que l’objet de jugement en permanence sans avoir à dire ce que je pense car je suis un(e) subalterne.

Le niveau de dialogue :

C’est le principe clé de la communication libre dans l’entreprise. Concernant les personnes qui m’entourent et avec lesquelles je travaille, avons-nous des échanges ? Avons-nous des plages de dialogue et de partage concernant directement notre travail ? Y- a – t – il de l’entraide entre collègues devant une difficulté quelconque ? Est ce que j’ai pu parler quelquefois de mes soucis personnels à quelqu’un dans l’entreprise ??

  • L’empathie : Il n’y a que l’exemple et la réelle bonne volonté de certains qui peuvent faire que de telles attitudes se généralisent dans les entreprises. Elle permet de passer très au-delà de la notion de jugement et de critiques et elle peut aider à s’installer l’entraide et la solidarité. Existe-il une capacité de se mettre à la place ? Est ce que je ressens que mon(a) patron(ne) arrive réellement à se mettre à ma place quand je suis confronté à une difficulté ? Est ce que j’ai une attitude empathique vis-à-vis de mes collègues subalternes ou au même niveau ? Quel est l’exemple institué dans la société ?
  • La motivation :  Elle est essentielle pour avoir envie d’aller travailler tous les jours. Elles est le plus souvent véhiculée par un moteur externe, le chef direct, le grand patron, mais peut aussi s’auto – alimenter par l’ambition et la volonté de réussite ou de bien faire. Est ce que l’on arrive à se soutenir et se motiver ensemble quand il y a vraiment beaucoup de travail ? Est il arrivé que l’on sente un vent de chaleur humaine venant du dessus pour nous encourager dans notre mission ? Est ce que tout se résume toujours à plus d’argent et d’avancement et de pouvoir ??
  • Le harcèlement moral et physique : Le harcèlement est une des techniques de discrimination les plus subtiles qui existent. C’est la mise en quarantaine dans les conversations.C’est écarter volontairement et inciter l’entourage à le faire, un collègue sous prétexte qu’il n’est pas de l’avis de la ligne du parti. Le harcèlement c’est invectiver vivement et de façon répétée pendant de très nombreux mois une personne et insister sur ses incapacités ou ses manques de façon pernicieuse et « vicieuse ». C’est provoquer chez lui des pertes de contrôle ou des manquements professionnels qui accentueront encore la fragilité de sa situation.

Le harcèlement, « une culture d’entreprise » ?

Le harcèlement c’est faire du chantage à des subalternes pour obtenir des faveurs affectives ou sexuelles. Le harcèlement c’est faire à l’occasion des remarques blessantes ou humiliantes dans des situations particulières dans lesquelles l’adversaire ne peut pas se défendre. C’est le mettre dans une situation d’infériorité et si possible d’emmener l’entourage direct dans la même considération.N Le harcèlement c’est souvent une pratique quotidienne qui fait partie intégrante de ce que l’on appelle « Les Us et Coutumes de l’Entreprise » . Le harcèlement est souvent une culture d’entreprise qui permet à l’ensemble des dominants de dominer les faibles de l’entreprise en adoptant une attitude de prédateur psychologique et physique et d’avoir une réelle main mise sur un cheptel de bonne volonté forcée.

La maladie : Elle est aussi une « dégradation » de l’affirmation précédente et une de ses expressions les plus fortes est « La Dépression … ». Elle se veut être la maladie professionnelle du siècle, qui, si l’on en croit les statistiques de la médecine du travail, affiche des chiffres les plus alarmants avec des taux de croissance qui mettent en exergue l’inadéquation de l’ambiance de travail, du climat de l’entreprise et des personnes. L’entreprise permissive dans son acceptation globale détruit petit à petit le moral de ses propres troupes.

Dans l’état des lieux présentement décrit peuvent apparaître également d’autres facteurs que nous ne détaillerons pas dans cette article :

  • La corruption,
  • L’organisation officieuse,
  • Les procédures officieuses,
  • L’absentéisme
  • La congruence

Tous ces éléments doivent être répertoriés et quantifiés, échelonnés et classés.

Ils peuvent alors être mis en correspondance avec les évènements de la vie de l’entreprise, la grosse commande, le déménagement, la fusion, le changement de DG, le changement de DRH, la mise en place d’une gestion centralisée, le passage au tout informatique, le changement de couleur des bureaux, le voyage d’entreprise…

Et cela donne alors le tableau de la vie de l’entreprise et le processus de sa communication interne, le mouvement des choses, les conséquences des décisions.

C’est une réelle prise de conscience de l’entreprise en tant qu’entité vivante, réelle et mouvante.

Une fois l’impression globale de Niveau de Stress apparent pré – déterminé, il faut le corréler avec des analyses concrètes…mais ça c’est encore une autre histoire.

JLM

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