Après une grossesse normale, un accouchement sous césarienne, Clément est né le 20/05/1996. Jusqu'à 3 mois, rien d'anormal puis on découvre quelques spasmes du petit doigt, qui évoluent vers des crises d'épilepsie.
Les démarches hospitalières sont nombreuses et le diagnostic ne laisse rien présager d'optimiste. Les constatations et les réflexions des « grands spécialistes », sont péremptoires. La tournée des grands ducs commence.
De 1996 à 2001, nous, les parents de Clément, passons, voguons, luttons d'hôpitaux en hôpitaux, de grands – moyens – petits spécialistes, de guérisseurs en différents protocoles médicamenteux.
En 2001, le diagnostic est posé : Maladie cryptogénique avec épilepsie, dite pharmaco résistante. Clément ne tient plus sa tête, n'évolue plus et en résumé : débrouillez-vous parents !
Après l'essai du régime cétogène, nous nous dirigeons vers une méthode d'hyper stimulation par la voie anglaise et ce, pendant 3 ans.
En 2004, Clément en est au même point. Pas d'activité motrice, ni mentale, pas de tenue de tête malgré toutes les démarches et les répétitions incessantes des exercices.
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De nos jours, encore, malgré les progrès de la médecine, la prise en charge thérapeutique de l'enfant en difficulté neuro-psycho-motrice, ressemble au parcours du combattant, avec en plus l'insatisfaction des résultats. Des défaitismes sentencieux du corps médical aux techniques psy..enlisantes, au cortège des méthodes éducatives laborieuses, en passant par les programmes lourds des hyper stimulations sensorielles, les parents sont souvent déçus, désorientés. Ils trouvent que beaucoup d'énergie est déployée, que de l'argent est dépensé, pour une évolution de l'enfant qui est lente, les apprentissages ayant du mal à adhérer.
Si le travail porté sur l'enfant en difficulté se fait sur la répétition des items moteurs/mentaux non acquis normalement, cela ne peut engendrer que de l'insatisfaction. Car tant que la base essentielle de vie est instable, toutes les informations reçues ne pourront s'imprimer par manque de réceptivité. Cette base essentielle, indispensable, incontournable est la respiration nasale intégrée neurologiquement, capable de satisfaire aux échanges ventilatoires, vasculaires, les besoins cérébraux pour le développement mental et corporel. Etablir le métabolisme créateur de l'énergie à être au monde et aux autres. Seule une énergie intégrée de manière stable peut déclencher le potentiel cérébral inscrit en chacun.
L'évolution de l'homme au travers de son espèce (phylogenèse) et de sa particularité (onthogenèse) s'est réalisée par l'évolution de son oralité respiratoire et alimentaire. A chaque conception, naissance, enfance, le processus se renouvelle et doit être au mieux dans l'intégration neurologique. Pour cela, basiquement il faut une zone ORL (nez-oreilles-bouche-pharynx) capable de recevoir de manière stable toute stimulation d'air, d'eau, de nourriture. Ainsi après peuvent se dérouler les schémas moteurs, mentaux nécessaires à la vie.
Tant que les thérapeutes qui voudront aider les enfants déficients ne prendront pas en considération en premier lieu cette oralité, les efforts effectués ne seront pas proportionnels aux résultats. Ainsi persisteront les grandes difficultés de l'enfant, les déformations orthopédiques, les comportements erronés, les déficiences motrices/mentales.
Ce n'est pas parce qu'un enfant mange correctement, qu'il assimile la nourriture utile à son développement.
Ce n'est pas parce qu'un enfant respire, qu'il suffit à la ventilation nécessaire à ses échanges cellulaires.
Ce n'est pas parce qu'un enfant a un corps, des membres, une tête, qu'il a intégré neurologiquement les repères de son schéma corporel.
Ce n'est pas parce qu'un enfant sait reproduire des apprentissages, qu'il peut communiquer avec les autres, être au monde.
Etre informé qu'actuellement la prise en charge thérapeutique de l'enfant en difficulté, passe par un rééquilibrage de la zone ORL, par l'intégration neurologique d'une respiration nasale stable et efficace, de la prise en considération d'un équilibre métabolique ( régime et supplémentation en acides gras ) ..
Parents, thérapeutes, soyez conscients de vos choix thérapeutiques. Un enfant handicapé peut faire au mieux plutôt qu'au pire, et les condamnations auront moins lieu.










