Depuis l’antiquité, d’après d’anciens écrits, les traitements manipulatifs étaient déjà présents chez certains médecins comme chez les romains, les Egyptiens ou encore les Grecs. Ceux-ci étaient adeptes du massage notamment pour la préparation et la récupération des athlètes.
A Rome pour les soldats ou en Grèce pour les athlètes, certains thérapeutes employaient déjà ces différentes techniques afin de traiter des maux délicats et « insoignables » par les procédés de la médecine de l’époque.
Déjà en Egypte, certains papyrus font référence à des techniques manuelles.
Hippocrate (460 av JC.), plus grand médecin de l’antiquité, père de la médecine, rédigea des œuvres médicales sur les articulations. Le principe de l’ostéopathie descend de toutes ces techniques et notamment du fameux reboutage.
C’est aux Etats-Unis que se développa le principe moderne par l’intervention de J.ANDREW TAYLOR STILL (1828/1917).
Après avoir suivi la formation en ostéopathie humaine à l’IWGS (institut Sutherland), DOMINIQUE GINIAUX, vétérinaire français, mettra au point en 1991 des techniques structurelles adaptées au cheval et au chien. Il formera lui-même des ostéopathes dans cette discipline. D’autres suivront comme le regretté Pascal Evrard. Certaines écoles vont voir le jour, c’est le cas de l’IFOREQ, créée en 1993 par MICHEL GARCIA, qui deviendra en 2003 l’IFOREC « Institut de formation à l’ostéopathie et réadaptation équine et canine » dont l’enseignement est dispensé par des ostéopathes D.O, des kinésithérapeutes, des vétérinaires etc.…
Définition et principe
PATHOS : Maladie
Soit « la maladie par les os »
L’ostéopathie, qu’elle soit humaine ou animale à un seul et même principe, elle est fondée sur une connaissance précise de l’anatomie, de la physiologie, la sémiologie, et la biomécanique. Il s’agit d’une thérapeutique manuelle, naturelle.
Anaxagore philosophe grec (500 av JC.)
Le symptôme n’est que l’expression physique de problèmes souvent plus complexes, c’est pourquoi l’ostéopathie ne veut pas traiter un symptôme, mais l’individu dans sa globalité.
L’ostéopathe
En deuxième temps, il s’agit de faire un repérage avec les mains de la zone à problèmes par le « toucher ostéopathique » et de chercher d’où provient la lésion, car très souvent, elle est le résultat de tout autre chose situé dans une autre zone par exemple, lors d’une boiterie, le chien peut sembler avoir une patte douloureuse, mais au final présenter une lésion vertébrale. Un problème physiologique peut également être la cause d’un trouble physique ou locomoteur.
L’OSTEOPATHIE pour mon chien , pourquoi ?
ORTHOPEDIE :
Dans la plupart des cas post-traumatiques ou postopératoires, votre chien va soulager le membre blessé en évitant l'appui. Après consolidation, il conserve parfois cette attitude comme s'il avait « oublié » qu'il pouvait s'appuyer à nouveau sur sa patte blessée.
Quelques séances d’ostéopathie lui permettront non seulement de récupérer plus rapidement sa marche naturelle mais éviteront toutes les compensations induites : pertes d'amplitudes, boiteries, maux de dos,…
Ces problèmes ne seront pas nécessairement spectaculaires. Le chien compense « à bas bruit », les manifestations peuvent survenir plus tard.
RHUMATOLOGIE
Comme l'humain, le chien est sujet à l'usure articulaire (arthrose). En relâchant les contractures musculaires et assouplissant les articulations nous pouvons soulager votre chien.
Comme vu plus haut, suite à un traumatisme ou une opération, votre chien peut développer de l'arthrose par surcharge articulaire.
Affection parmi les plus courantes, la dysplasie bénéficie du traitement par décontraction musculaire, soulagement de l'articulation par décoaptation douce et entretien des autres articulations ainsi que du dos qui compensent sa douleur de hanche. Néanmoins cela ne peut guérir ce problème qui est du ressort d’un vétérinaire, l’ostéopathie est un complément qui l’aidera à vivre mieux son handicap.
COMPENSATIONS
En dehors des suites opératoires ou traumatiques visibles, votre chien peut sans même que vous le sachiez faire des « faux mouvements » et présenter subitement des attitudes anormales : il boite, pousse des petits gémissements lorsqu'il descend de son fauteuil, il ne saute plus après le sucre offert, sa démarche n'est plus la même…
CHASSE – CONCOURS – TRAVAIL
En plus des raisons évoquées plus haut, ces chiens doivent avoir plus que d'autres une liberté articulaire totale et une musculature bien entraînée.
Cas particulier, le chien de concours ne peut supporter aucune déficience articulaire sous peine de ne pas adopter les attitudes requises. Une bonne ré équilibration des membres, la libération vertébrale et un entraînement au trot de présentation lui rendront toutes ses chances.
VIEILLESSE
Votre compagnon prend de l'âge, il s'ankylose. Ses articulations commencent à le faire souffrir. Ses muscles s'enraidissent. Il traîne la patte pendant les promenades.
Un traitement adapté consistant en mobilisations douces, assouplissement musculaire et quelques séances de marche le maintiendront en forme le plus longtemps possible.
B.G.
Pour approfondir, l'auteur vous conseille quelques grands classiques (avec :
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