M. Briand était très heureux d'entreprendre son nouveau travail. Il venait, en effet, d'être embauché par une prestigieuse entreprise spécialisée dans les travaux d'ingénierie. Son travail consistait à présenter, à chaque semaine, au conseil d'administration de la compagnie, une idée créatrice qui leur permettrait de générer plus de profits.Dès la première semaine, il était très heureux de leur présenter un projet novateur avec d'énormes potentiels.
- Voici mon prototype d'un véhicule réduit fonctionnant à partir de détritus alimentaires. Regardez-bien. J'y insère des pelures d'oranges, de la salade, des carottes déjà en état de décomposition et des pommes de terre.
M. Briand, actionna son système de conversion de détritus alimentaire en carburant et le véhicule miniature se mit à avancer tout seul.
- Ce véhicule entièrement écologique révolutionnera le monde de l'automobile tel que nous le connaissons.
Mme Ouimet prit alors la parole : « Oui, mais combien coûtera cette innovation technologique en recherche et développement ? Et combien de temps devrons-nous attendre pour la mise en marché ? »
- Et si votre invention ne fonctionnait pas sur un véhicule de taille normale, renchérit Mme Hessy.
- D'autant plus que cette innovation demanderait des changements majeurs à notre entreprise. Nous ne sommes pas prêts pour de tels changements, ajouta M. Statukuo.
- J'ai bien peur que votre innovation nous coûte une fortune et les risques sont beaucoup trop grands, conclut Mr. Affraid, président de la compagnie. Je vous invite à travailler sur un autre projet.
Déçu et un peu découragé, M. Briand travailla sur une autre invention. Il arriva, le vendredi suivant, dans la grande salle de conférence, déjà attendu par les membres du conseil d'administration.
- Voilà ! Il s'agit d'une poignée faite en matière plastique qui permet de soulever des objets très lourds avec grande facilité grâce à sa forme ergonomique. Voilà une petite démonstration.
M. Briand prit sa poignée de plastique et l'entoura autour d'un poids de 50 kg qu'il leva avec facilité. « Ce produit a très peu d'incertitude technologique et est peu coûteux à produire. »
Mme Ouimet prit la parole : « Oui, mais les gens voudront-ils de ce produit ? Qui voudra vraiment de cette poignée de plastique ? Et, parce que ce produit est simple, il sera facile pour nos compétiteurs d'en faire des copies. »
- Et si les ventes ne sont pas au rendez-vous, nous aurons investi dans un produit à faible potentiel de profit, ce qui n'est définitivement pas le but recherché par notre compagnie, renchérit Mme Hessy.
- Notre ligne de production n'est pas faite pour fabriquer ce genre de produits. Il faudrait faire l'acquisition de nouvelles machines et notre personnel n'est pas formé pour cela. Nous ne sommes pas prêts pour de tels changements, ajouta M. Statukuo.
- J'ai bien peur qu'encore une fois votre projet soit irrecevable, conclut Mr. Affraid. Je vous invite à travailler sur un autre projet.
M. Briand, qui n'était pas encore à bout de ressource, revint le vendredi suivant.
- Euréka ! J'ai trouvé le produit idéal. Voilà ce que nous allons vendre !
Perplexes, les membres du conseil d'administration se demandaient bien de quoi il s'agissait puisqu'il n'y avait aucun produit sur la table.
- Nous allons vendre de l'oxygène, reprit M. Briand. En fait, vendre est un bien grand mot, nous allons en réalité donner de l'oxygène. De cette manière, notre compagnie sera bien perçue par la communauté. Aussi, ce projet ne coûte absolument rien en recherche et développement, il ne coûte absolument rien à produire et, en plus, nous n'aurons pas besoin d'effectuer de changement à la ligne de production actuelle. C'est génial !
- Oui, mais, ce projet ne générera aucun profit, répondit Mme Ouimet ébaubie.
- Vous avez absolument raison, répondit M. Briand.
C'est alors qu'il remit sa lettre de démission et quitta promptement la salle de conférence. Quelques mois plus tard, Mr. Affraid apprit que M. Briand avait démarré sa propre firme d'ingénierie et qu'il avait fait fortune avec différents produits innovateurs et révolutionnaires, dont une voiture écologique fonctionnant à partir de détritus alimentaires.
* * * * * * *
Notre subconscient est souvent composé de tous ces personnages. Nous avons en nous un M. Briand qui bouillonne d'idée créatrices et qui peut faire jaillir votre potentiel à un niveau encore insoupçonné. Malheureusement, vous avez aussi une Mme Ouimet qui sème plein de doute dans votre esprit. Cette Mme Ouimet vous dira que vous n'êtes pas assez intelligent ni assez talentueux pour réaliser vos rêves. Mme Hessi en rajoutera en vous présentant les pires scénarios possibles. Elle vous présentera sur écran géant toutes les preuves et les faits qui lui donneront raison et qui vous convaincront d'abandonner vos projets. M. Statukuo vous prouvera à son tour à quel point le changement est dérangeant et à quel point il est tellement plus facile et aisé de demeurer dans sa zone de confort. Et finalement, Mr Affraid vous fera tellement peur que vous n'oserez croire que la réussite est possible. Toutefois, j'ai une bonne nouvelle pour vous. Vous avez le droit de congédier TOUT votre conseil d'administration et ne garder, au sein de votre compagnie, que votre génie créateur.
À partir de maintenant, travaillez avec M. Briand, embauchez des spécialistes tel que M. Optimiste, M. Jtencourage et Mme Vasytescapable. Faites vous confiance et allez au bout de vos rêves. Et si Mme Ouimet, Mme Hessi, M. Statukuo ou Mr Affraid veulent réintégrer votre conseil d'administration, refusez catégoriquement. Ce ne seront jamais eux qui feront avancer vos projets et pire encore, ils seront toujours là pour y mettre un frein. Attention ! Ces membres toxiques ont plus d'un tour dans leur sac et se pointeront régulièrement à vos réunions internes, même si vous ne les avez pas invités. Soyez forts et fermes, mettez-les à la porte et ne tolérez aucune pensée toxique.
Votre pouvoir et votre puissance sont illimités. À vous de nourrir positivement vos pensées.
Dany Landry
Conférencier en développement personnel et professionnel
©2011 Dany Landry Tous droits réservés.
Cet article est un extrait des chroniques hebdomadaires de docteur bonheur disponible en écrivant à l'adresse courriel suivante : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. . Cette reproduction a été autorisée par Dany Landry, conférencier. Pour vous abonner à ses chroniques hebdomadaires GRATUITES ou pour en savoir plus sur ses présentations, écrivez-lui à l'adresse : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. .










