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Fév 04
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Mon cri d'amour contre une certaine violence verbale

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Un partage pour la prise de conscience ... pour que cesse toute violence ... pour soi et les autres ... au nom de l'Amour Inconditionnel ...

« Si tu as ton diplôme, je t'achèterai ta mobylette . Peux mieux faire ! Fais donc des efforts ! On a dû de donner les réponses pour avoir cette note là ! J'me demande ce que tu feras de ta vie !

T'as qu'un petit pois dans ta tête ! T'es un caillou dans ma chaussure ! Tu comprends rien, t'es nul(le) ! Si t'es puni, c'est que tu le mérites ! Avant de parler de tes droits, fais donc tes devoirs ! Ne te mêle pas de la conversation des grands ! Tu dis n'importe quoi ! Arrêtes de te regarder dans la glace, ça rend orgueilleux ! Tu as vu à quoi tu ressembles ! Demandes à ton père ! Demandes à ta mère ! Je t'interdis ...Tu pourrais sourire au moins une fois dans ta vie ! Celui qui va te marier n'est pas encore né ! Avec ton caractère ! Avec tout ce que j'ai fait pour toi ! La porte est grande ouverte ! Tu n'as aucun droit ! Taisez vous ! Tu as à te justifier ! Tu m'as montré que tu pouvais aller sur le territoire de l'autre. ! Fais ce que je te dis !

Sans parler des « Il faut que tu ... Tu n'as qu'à ... Tu dois ... Tu aurais dû ... Tu es ... Je te croyais ... »

Combien sont ces impératifs, tous ces « falloir », « devoir », ces conditionnels, ou encore ces qualificatifs, projetés, camouflant moultes croyances, moultes attentes, sur cet autre sensé répondre aux demandes, aux besoins inconsciemment formulés
Des mots provocateurs de certains maux.
Et de voir se perpétuer certains usages sociaux ...
PERE ... PAIX ... TU ... ES ...
Ces « Tu » parfois tus, voilés par certains « je » critique, accusateur, qui soumet, culpabilise, face à un « Je » qualifié de rebelle, voire même d'usurpateur ...parce que son seul besoin est de s'individualiser, de faire par lui même, de vivre son JE

Des TU TUS qui TUENT .... coup de klaxon ....
De MAL A DIT à MAL A DIE ... Tout ce qui n'est pas dit dehors se dit alors dedans...

Parce qu'un enfant a pu entendre certains mots auxquels il a cru, puisqu'émis par ceux qui avaient en charge son éducation.
Eduquer, du latin ducere, conduire, nous dit le Larousse,
C'est former l'esprit de quelqu'un, c'est apprendre les usages de la société
Son synonyme, Instruire, du latin instuere, bâtir,
C'est former l'esprit en donnant des connaissances nouvelles

Et l'enfant croit, s'identifie à ce qui lui est dit .... Et l'enfant croît à l'Adulte
Donner la Vie, mettre au monde un enfant, sur le plan symbolique c'est extérioriser son Enfant Intérieur.
Comment, moi, parent, je bâtis, je conduis mon enfant vers son futur Adulte, et sur quel modèle relationnel ?
Si le parent a gardé ses souffrances d'enfant que l'adulte devenu, n'a point guéries, le risque est grand de projections sur cet Être né de sa chair, et d'attendre que ce dernier réponde aux besoins inconscients du parent qu'il lui permet d'être ...
Aujourd'hui encore combien sommes-nous, adultes, vivant avec nos maux d'enfant ? Ces maux si douloureux nés de mots tus, mal dits, et de laisser tourner cette roue infernale, jusqu'à ce que l'heure sonne de se redresser pour cesser de ramper, parce qu'à trop accepter de porter des fardeaux, arrive l'opportunité de pouvoir s'alléger, de se libérer, pour avancer vers son autonomie. Qui porte le cartable de l'enfant lorsque qu'il est trop lourd ? Ou comment devenir ses propres Parents Intérieurs
L'enfant qui naît, n'a point encore conscience de ses besoins, et s'en remet totalement à ses parents . Il vient créer, ou agrandir, un cercle familial. C'est lui qui donne à ceux qui lui ont donné la Vie, le rôle d'être Parents. Le jeu des projections peut commencer.
Dans ce cadre, il reçoit une nourriture, matérielle, affective, intellectuelle, qui lui donne les moyens de vivre, de s'élever, de se former ; un territoire avec ses limites, qui Permettront ou Interdiront afin de répondre à sa Sécurité fondamentale, à sa Protection.

A l'image de la nature, notre 1er besoin d'humain est d'être enraciné pour grandir en toute sécurité, d'être reconnu, protégé pour oser, se sentir en capacité de faire toujours un pas de plus. d'être valorisé, encouragé, aimé.
Reconnaissance, Sécurité, Protection, Permission, Valorisation, ingrédients fondamentaux et concomitants, pour se sentir Accepté, Existé, pour ETRE HUMAIN, et vivre avec enthousiasme, joie, spontanéité, tout en restant émerveillé devant le nouveau.

Les situations extérieures de la Vie savent comment montrer ce qui peut se jouer à l'intérieur. Et ces besoins fondamentaux savent comment se faire entendre en nous. Il suffit pour cela d'observer nos ressentis lorsque nous entendons un jugement critique, essuyons un refus, sentons une atmosphère tendue, ou encore lorsque l'un de nos proches est en souffrance.
Quelle part en nous prend alors le rôle du parent nourricier ou Parent Permissif ? du parent critique ou Parent Protecteur ? ou de l'enfant adapté ou Enfant Libre ?
Ce trio infernal qui est en tout être, en toute société. Comment prendre une certaine distance réactionnelle face à toute action ?

Le « sauveur » ou le parent nourricier vient aider parce qu'il ne supporte pas que l'autre souffre, il souffre avec lui, voire même plus que lui et risque d'en faire trop. Les mères n'ont elles pas cette difficulté d'accepter que leurs enfants puissent traverser des moments délicats, croyant avoir mal fait, pas assez fait ? Sans voir que ces expériences sont là pour les aider à grandir, à se réaliser par eux mêmes. La tendance à en faire trop, ou à la place, maintient dans l'état infantile, dans la dépendance et cache un manque de confiance en l'autre, de ses capacités à faire.
Que vient réveiller en moi cette souffrance que je ne peux supporter ? M'a t-il demandé de l'aide ? M'a t-il fait part de son besoin ? Que puis je lui apporter ? En ai je les capacités ? Est ce que je le laisse prendre ses propres initiatives ? Est ce que je doute de ses capacités ? A t-il conscience de ses capacités ? Est ce que j'accepte ses choix ?

Le parent critique, normatif, à trop chercher à protéger, à poser des limites, finit par interdire, par enfermer. Il culpabilise, juge, dévalorise, humilie cet autre qui en conclue qu'il est incapable, qu'il est bon à rien, et sans valeur. A poser trop de limites, celles ci finissent par faire barrière vers la découverte ce qui n'est point encore connu. Et de rester dans le seul connu avec cette pseudo-sécurité.
En réalité, le parent normatif interdit inconsciemment l'inconnu et finit par transmettre l'insécurité.

D'où la difficulté de confiance en soi., d'oser faire, d'oser prendre ses propres initiatives, de tenter l'expérience. Parce que la place est laissée à la peur.
Quel est le schéma comportemental auquel je continue de répondre ? Qu'est ce que je m'interdis que j'interdis à l'autre ? Qu'est ce que je cherche à contrôler ? De quoi ai je peur ? Est ce une peur réelle ou imaginaire ? Pour quoi je m'interdis le plaisir ? Ai je conscience de tout cela ?

Entre les 2, l'enfant, qui se développe, dans un premier temps, en adoptant sa conduite à un certain modèle, pour s'adapter aux multiples situations de la Vie, ou de la transformation de l'enfant adapté à l'enfant libre.
L'enfant adapté est celui qui se conforme, qui se soumet à la volonté de l'autre. Il lui laisse son pouvoir. Se croyant toujours petit, incapable, sans valeur, il croit n'avoir aucune importance. Ignorant sa valeur, sa capacité à prendre sa vie en mains, à prendre ses propres décisions, il va inconsciemment rechercher tantôt un parent critique pour le maintien de ses croyances erronées, tantôt un parent nourricier qui va lui offrir de l'aide mais le maintiendra dans son état de victime s'il ne lui permet pas de faire par lui même.
Qu'elle est ma croyance profonde pour autoriser cet autre me juger, m'accuser, me dévaloriser ? Pour quoi je laisse ce pouvoir, mon pouvoir à cet autre ? Pour quoi je ne m'autorise pas à dire, à exprimer ? Qu'est ce que j'ai à gagner en restant dans cette situation ? Qu'est ce que je crois perdre ? Qu'est ce que je risque de perdre ? Comment re-trouver la confiance en moi ?

Ce sont en quelques lignes le trio que nous laissons jouer jusqu'aux prises de conscience sur notre façon de nous comporter avec nous mêmes.
Je suis mon Parent Permissif : Je me permets : j'écoute mes besoins, j'en prends conscience et je reconnais ma capacité à y répondre. Je prends ma vie en mains. Si besoin, je me fais aider et j'agis par moi même.
Je suis mon Parent Protecteur : Je me protège : je ne me juge pas, je ne me dévalorise pas, je mets à distance mon parent critique. Je reconnais mes qualités, mon potentiel créatif. Je me félicite de tout ce que j'ai su développer, de ce que j'ai appris.
Je m'accepte comme je suis, là où j'en suis et je vis dans le Présent, tel l'enfant avec joie, enthousiasme. J'ose sans imposer. J'écoute mes ressentis. Je m'aime sans conditions.
Ainsi, je développe mon Pouvoir personnel.

OUI, plonger, re-visiter son monde intérieur demande COURAGE, CONFIANCE, FOI et grande PERSEVERANCE
pour alors découvrir une autre nourriture,
pour alors guérir de PAIX, d'AMOUR, de PARDON les maux que certains mots ont blessé notre enfant
S'ouvrir aux connaissances pour CO-NAITRE à l'Adulte
SE PARDONNER pour alors pardonner
S'ACCEPTER et S'AIMER pour accepter et aimer cet Autre, reflet de nous même, sans plus aucune condition
VIVRE SA VIE en l'ETRE HUMAIN que nous sommes TOUS
...
« Connais toi toi même et tu connaitras le monde » ...

Christelle HANOT

 

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