Les allergies représentent une part importante des consultations ; elles sont cutanées ou respiratoires voire digestives et ce n’est pas le réchauffement climatique qui va arranger les choses…
A ce propos, je trouve personnellement que la désensibilisation, quand on ne peut pas faire l’économie d’une éviction de l’agent allergisant obtient de bons résultats sur le moyen terme. Cependant elle reste une technique lourde et les patients après plusieurs années de traitement, développent d’autres allergies envers d’autres allergènes entraînant d’autres manifestations cliniques….
On peut se poser tout de même la question pourquoi un organisme se met à développer une réaction envers un agent qui à priori n’est pas dangereux pour lui.
Il est opportun d’évoquer la notion de terrain, où des techniques comme l’homéopathie et l’acuponcture ont toutes leur place…
Une autre piste de réflexion, porte sur le rôle de la flore intestinale. Ces organismes vivants, étrangers à nous sont en parfaite symbiose avec notre organisme ; en contact permanent avec notre muqueuse intestinale, ils favoriseraient « notre bonne santé ». Les aliments vont participer à la construction et à la réparation du corps .Par exemple, la vitamine que je suis en en train d’absorber en mangeant une banane va peut être venir en aide à la repousse de l’ongle de mon gros orteil…C’est tout de même extraordinaire de concevoir que cette vitamine pour devenir mienne a subit un tas de transformations par mes propres organes digestifs mais aussi par ces microorganismes amis qui eux me sont étrangers…
Empiriquement, il y a bien longtemps, l’on suspectait un lien entre l’alimentation et l’allergie. Suspendre le lait non maternel aux enfants permettait une nette amélioration des phénomènes allergiques comme l’eczéma.
La maladie allergique est et sera de plus en plus fréquente ; seul un traitement de terrain et une correction des conduites alimentaires peut espérer endiguer ce phénomène.
Docteur Jean Pierre Peyraud










