Propolis

La propolis : antibiotique naturel

La propolis : antibiotique naturel

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Les chercheurs se passionnent, depuis un quart de siècle, pour un mystérieux produit de la ruche riche de principes actifs aux propriétés antibiotiques naturelles. C’est la propolis, encore méconnue du grand public, mais appelée à un grand avenir. Dans certains pays, on l’utilise en milieu hospitalier.

D’où vient la Propolis ?

La propolis est la résultante de plusieurs opérations successives :

  • Dans un premier temps, l’abeille récolte une substance résineuse au sein des bourgeons de certains arbres : peuplier, bouleau, saule, aune, orme, marronnier d’Inde, sapin, épicéa, chêne.
  • Elle détache de minuscules fragments de résine dans les bourgeons à l’aide de ses mandibules. Avec ses pattes antérieures, elle prélève le butin pour l’entasser dans les corbeilles à pollen des pattes postérieures.
  • Dans un deuxième temps, l’abeille transporte sa récolte de résine à la ruche. Puis elle l’enrichit de sécrétions salivaires. La richesse enzymatique de celles-ci entraîne une transformation de la résine. De subtiles transformations s’opèrent sous l’action des sécrétions internes de l’abeille, entraînant une maturation organique. La substance finale obtenue porte désormais un nom : propolis.

La propolis rend bien des services aux abeilles, qui s’en servent pour de multiples usages :

  • Elle sert à calfeutrer la ruche, à boucher les éventuelles fissures, pour assurer son étanchéité, agissant à la fois comme un ciment et comme un mastic.
  • A l’entrée de l’hiver, les abeilles réduisent la dimension du trou de vol pour empêcher le froid d’entrer et assurer une meilleure régulation thermique à l’intérieur de la ruche.
  • Un peu en arrière du trou de vol, les abeilles édifient, avec la propolis, de véritables fortifications destinées à dissuader les gros animaux indésirables (souris, grenouilles) d’entrer dans la ruche.

Rôle des abeilles et Propolis

Les abeilles tapissent les parois internes de la ruche d’une pellicule de propolis, ce qui sauvegarde de son état sanitaire, car les abeilles doivent inconsciemment savoir que la propolis les protège.

Quand un animal arrive à pénétrer dans une ruche pour piller le miel, les abeilles le tuent. Les plus petits d’entre eux sont alors expulsés par des ouvrières hors de la ruche par le trou de vol d’où ils sont entrés. Mais pour les plus gros (en particulier les souris) les abeilles n’ont pas la force nécessaire. Alors elles entourent l’animal qu’elles viennent de tuer d’une épaisse couche de propolis et l’animal propolisé restera en parfait état de conservation pendant des mois, jusqu’à ce que l’apiculteur le repère et l’enlève de la ruche.

L’animal propolisé ne se décompose absolument pas. Il n’y a aucune putréfaction, il reste intact. C’est extraordinaire, car sans la propolis il se décomposerait au bout de quelques heures, et la prolifération microbienne serait intense. Avec la propolis, rien de tout cela. L’animal est comme momifié par la propolis. Un authentique embaumement.

Nous connaissons la technique d’embaumement mise au point, il y a plusieurs millénaires, par les égyptiens pour conserver les corps. Et bien, les égyptiens, observateurs attentifs de la nature, utilisaient la propolis comme ingrédient majeur dans leurs savantes préparations où de nombreuses huiles essentielles entraient également.

Que ce soit une souris, dans une ruche, ou un corps, à l’intérieur d’un sarcophage, le résultat est le même : la propolis s’oppose à la prolifération microbienne. Cette affirmation ne peut pas être contestée. Les hommes en ont tiré les conséquences, dans l’histoire, pour des usages bien précis qui donnent un crédit considérable à la propolis.

Les usages traditionnels de la propolis sont nombreux :

  • Les géorgiens ont pour habitude de frotter l’ombilic des nouveau-nés avec de la propolis afin de les préserver des ma¬ladies infectieuses de la petite enfance.
  • Les grecs se servaient de celle-ci pour activer la cicatrisation des plaies. Voilà une bonne indication, confirmée par Avicenne dans son célèbre « Canon de la science médicale ».
  • En Europe centrale, autrefois, la propolis était utilisée pour lutter contre la tuberculose (maladie infectieuse s’il en est !) qui s’appelait alors hémoptysie.
  • Les caucasiens se servent de la propolis pour soigner leurs caries dentaires.

Pendant la guerre qui opposa des Boers, en Afrique du Sud, à la fin du XIXe, les médecins militaires utilisaient la propolis-vasogen pour l’asepsie des plaies. C’était un mélange de propolis et de vaseline.

Il était de tradition, autrefois, dans les Balkans, de vernir les jouets en bois avec une substance contenant de la propolis pour les rendre imputrescibles et préserver les enfants contre les infections.

Cela nous conduit à un dernier usage, fort méconnu du grand public, mais pourtant … Pour protéger ses violons et les rendre imputrescibles, le grand Stradivarius utilisait la propolis des abeilles de la région de Crémone. Il confectionnait avec cette propolis un vernis dont la composition resta secrète, mais nous savons avec certitude que la propolis en était l’ingrédient majeur. La pérennité de l’incomparable qualité musicale des « Stadivarius » est fondée sur ce vernis à la propolis.

L’illustre luthier Italien a fabriqué ses violons dans le premier quart du XVIIIe, entre 1700 et 1725. Or trois siècles plus tard, les violons sont dans un état de conservation remarquable. Il est vraisemblable que c’est grâce à la propolis incorporée par Stradivarius dans son vernis que le bois est resté intact après tant de temps. Voilà une autre preuve des propriétés étonnantes de la propolis.

La propolis intéresse la communauté scientifique

De nombreuses expériences ont été effectuées dans le monde depuis une trentaine d’années. Les scientifiques, les biologistes, les médecins … se penchent sur leurs éprouvettes ou sur leurs analyses, dubitatifs, étonnés de constater tant de richesses insoupçonnées. Il faut dire que la propolis a de quoi surprendre. La propolis, aux propriétés bactériostatiques et bactéricides, a une action anti-infectieuse (anti-microbienne) remarquablement efficace.

Cette activité a été expérimentée sur de nombreux germes pathogènes, dont elle stoppe le développement :

  • Staphylococcus aureus
  • Staphylococcus albus
  • Streptococcus fœcalis
  • Streptococcus hæmolyticus
  • Salmonella typhi
  • Bacterium coli
  • Bacillus subtilis
  • Candida albicans
  • Proteus vulgaris.

Cette énumération parle d’elle-même. Si l’on fait des antibiogrammes comparés, on découvre que ces germes pathogènes présentent approximativement la même sensibilité à la propolis et aux principaux antibiotiques. Comment cela est-il possible ?

Propolis et flavonoïdes

La propolis contient plusieurs substances antibiotiques naturelles appelées flavonoïdes. Le principal de ces flavonoïdes est la galangine (trihydroxyflavone) que l’on retrouve, mais cela ne peut nous étonner, dans les bourgeons de peuplier ou d’autres arbres.

La propolis contient d’autres flavonoïdes :

  • Quercétine
  • Pinocembrine
  • Chrysine
  • Isalpinine
  • Ramnocitrine
  • Kemférine
  • Pinostrobine
  • Isovanilline

Ces substances flavonoïdes sont naturelles, et ce mot a une signification particulière en médecine douce car, à l’inverse des antibiotiques, la propolis ne provoque pas de maladies iatrogènes et ne crée pas d’accoutumance. Pour cette raison, la propolis a sa place dans toutes les pharmacies familiales.

Dans nombre de cas de la vie quotidienne, la propolis suffit à enrayer une atteinte infectieuse. Elle a par ailleurs d’autres propriétés qui ont été expérimentalement démontrées. Non seulement la propolis a de puissantes propriétés antibactériennes, mais elle est également :

  • Anti-inflammatoire
  • Anesthésiante
  • Analgésique
  • Antalgique

Alternative naturelle

Les bactéries multirésistantes à l’antibiothérapie se multiplient, dont la VRSA (Vancomycin Resistant Staphylococcus Aureus). Ce staphylocoque doré résiste à la Vancomycine, le plus puissant de tous les antibiotiques, qui n’arrive plus à le terrasser. Or ce germe est omniprésent en milieu hospitalier, première cause de maladies nosocomiales, pénétrant dans l’organisme avec la pose de cathéters ou lors d’opérations. Nous pouvons avoir peur, malgré la désinformation concernant ce problème qui nous concerne tous. Et c’est aujourd’hui qu’il faut prendre le problème à bras le corps, pour pouvoir résister demain. Or pour se battre, il faut des armes. C’est dans cette perspective que la propolis est une authentique alternative. Oui, nous tirons la sonnette d’alarme quant à l’antibiorésistance.

L’abus inconsidéré d’antibiotiques dans les prescriptions médicales n’arrange rien, car elle induit une immunodépression. L’organisme humain n’est plus capable de lutter contre les agents infectieux. Or la France détient le record de la prescription d’antibiotiques, plus de 200 millions de boîtes par an. Sans parler de la consommation de viande issue d’élevages industriels faisant usage d’antibiotiques afin de limiter la mortalité due à la promiscuité dans les batteries de porcs, de veaux et de poulets.

Indications de la propolis

Usages internes :

  • Gingivite
  • Pyorrhée dentaire
  • Parodontose
  • Stomatite
  • Glossite
  • Angine
  • Laryngite
  • Pharyngite
  • Œsophagite
  • Grippe
  • Bronchite
  • Toux
  • Rhinite
  • Sinusite
  • Otite
  • Ulcères d’estomac
  • Gastrite
  • Colite
  • Colibacillose
  • Cystite
  • Néphrite
  • Prostatite
  • Inflammations articulaires

Usages externes :

  • Furoncles
  • Abcès
  • Lupus
  • Pyodermies
  • Hyperkératose
  • Trichophytie
  • Brûlures
  • Eczéma
  • Zona
  • Psoriasis
  • Vitiligo
  • Acné
  • Verrues
  • Durillons
  • Cors
  • Intertrigo des nourrissons

Nul doute que la propolis sera demain dans votre pharmacie familiale.
Jean-Luc DARRIGOL

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