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Mai 21
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Décodage dentaire : l'implant, solution miracle ou échec thérapeutique ?

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L'implant est une révolution technologique sans précédent en art dentaire. Parvenir à ancrer une dent artificielle dans l'os de la mâchoire pour remplacer l'organe dentaire détruit est un vieux rêve de l'humanité, rêve devenu réalité.
L'implant séduit parce qu'il donne l'illusion d'avoir à nouveau sa dent (ou ses dents). Si l'opération réussit et que l'implant s'ancre solidement dans l'os maxillaire, le problème paraît résolu. Mais l'est-il vraiment ?

Si le problème paraît réglé du point de vue mécanique, qu'en est-il du point de vue du décodage dentaire ? L'implant est-il une solution miracle ou un échec thérapeutique ?

Autrement dit, si l'implant tient, la problématique psychologique associée, cause de la perte de la dent, l'est-elle nécessairement?

Le ligament qui fait la différence

Contrairement aux idées reçues, l'implant n'est en aucun cas l'équivalent d'une dent naturelle. En effet, il lui manque pour cela un élément essentiel : le ligament. Présent uniquement sur une dent naturelle, qu'elle soit vivante ou dévitalisée, le ligament est une structure fibro-élastique qui relie la racine à l'os. Le ligament permet d'amortir les chocs et contraintes liées à la mastication. Intermédiaire entre la dent et l'os, le ligament permet à la dent naturelle de dialoguer avec le reste du corps qui est ainsi informé de sa présence.

Implant dentaire en ankylose

Au contraire d'une dent naturelle, l'implant est dépourvu de ligament. La surface de l'implant est directement au contact de l'os auquel il adhère par un phénomène connu sous le terme d'ostéo-intégration. L'ostéo-intégration est en réalité une ankylose. L'implant adhère à l'os de manière rigide (rigidité qui n'est pas sans poser d'autres problèmes d'ordre mécanique, lire à ce sujet Le pratikadent, rubrique Ligament). L'implant est donc posé ou plutôt imposé au corps sans que celui-ci ait la possibilité de le reconnaître comme une structure lui appartenant.

Sans prise de conscience ni travail de préparation spécifique, l'implant reste donc un corps étranger, plus ou moins toléré mais non intégré au corps. Le fait que l'implant tienne ne signifie donc pas que la problématique psychologique associée à la dent perdue, a été résolue.

Rejet de l'implant

Un implant qui est rejeté, doit donc être pris au sérieux. Les échecs implantaires s'expliquent par le fait que le terrain osseux où on implante n'est pas neutre mais chargé de toutes les émotions négatives et du vécu lié à la dent que l'implant est censé remplacer. Au-delà de la mémoire dentaire, perdure donc une mémoire osseuse qui, si elle reste silencieuse dans de nombreux cas (ce qui explique l'intégration apparente de l'implant), peut parfois se manifester avec violence. Ainsi s'expliquent certains problèmes implantaires : douleurs post-opératoires anormales, cicatrisation difficile avec évolution vers la fibrose, inflammation et infection ou péri-implantite, mobilité et perte de l'implant...

Avant la pose d'un implant dentaire

Pour anticiper ou résoudre les somatisations survenant lors de la pose d'un implant, il est utile de se préparer pour aborder l'intervention en conscience des enjeux émotionnels associés à la dent. Dans ce but, il est nécessaire de comprendre le sens de la dent à remplacer et également de s'intéresser aux causes profondes qui ont motivé sa perte (abcès, déchaussement, carie...). Par exemple, si l'implant fait suite à une dent extraite pour cause d'abcès, il est nécessaire de prendre conscience qu'on a refoulé une violente colère qui s'est traduite par un abcès et que cette charge émotionnelle perdure au sein de la structure osseuse. Un travail libératoire par prise de conscience est donc nécessaire avant d'aborder la pose de l'implant. À cette condition, l'implant peut représenter une réhabilitation de l'organe dentaire détruit dans ses dimensions physique et psychologique.

Estelle Vereeck

http://www.holodent.com/

 

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