Thème vaste et d’actualité que celui du bien-être et des modalités d’acquisition de cet état que tous, nous recherchons.
Génération issue de l’ère de la consommation, nombreux sont ceux qui ont longtemps cru que pour être heureux, il fallait posséder, que pour être en bonne santé, il fallait consommer ceci ou cela, dans telles quantités et telles limites.
Parce que les « normes » établies nous inculquent que chaque jour, il faut boire 1.5l d’eau, consommer 5 fruits et 5 légumes frais (au prix de la salade !...), s’informer des (mauvaises) nouvelles dont nous abreuvent les médias, faire une fois par semaine 1h de stimulation avec tel appareil ultra sophistiqué pour perdre ½ cm de cellulite autour des cuisses (canons de la beauté obligent…), bouger, manger léger (des crudités évidemment !) ni trop gras ni trop salé (à voir les composants de ce que nous trouvons au rayon alimentaire des grandes surfaces, ce n’est pas chose aisée…) ou tout simplement, ô merveille de la recherche, consommer cette pilule magique amaigrissante mise tout récemment sur le marché (donc AMM = caution des instances de contrôle en poche !) …
Et nous voici perdus dans un dédale de considérations stéréotypées plus ou moins sérieuses ou dangereuses, où plus personne ne comprend rien, où l’on entend une chose et son contraire et où le centre de la question du bien-être n’est plus l’individu dans son caractère un et unique, mais l’ensemble de ce qu’il peut apporter au système en consommant.
Nombreux sont ceux aujourd’hui qui ne se retrouvent plus dans ces schémas.
Nombreux sont ceux aujourd’hui qui cherchent à comprendre pourquoi, eux, ne parviennent pas à équilibrer leur vie grâce à des formules magiques où la logique est bien plus économique qu’humaine et donc bien moins satisfaisante, bien moins enrichissante, bien moins épanouissante.
D’autant que cette tendance à faire croire que l’on peut aller bien en s’en remettant à un « autre », qu’il soit médecin ou produit fini, désinvestit totalement l’homme de sa responsabilité propre face à son bien ou mal-être.
Les clés du bien-être, nous les avons en nous : les solutions pour respirer mieux, rire plus souvent, apprécier le plus simple cadeau, jouir de la vie, tout simplement. Il suffit de se souvenir que notre corps est un excellent gestionnaire, qu’il a été conçu avec tout ce qu’il faut, là où il faut et que c’est à nous d’utiliser le mode d’emploi à bon escient. Beaucoup de mes clients sont surpris de constater, après que je leur aie expliqué comment mieux respirer ou comment écouter les signaux que leur corps leur envoie, de voir combien la vie est plus simple et moins stressante.
C’est en fait une véritable hygiène de vie au quotidien qui est à reconsidérer, sans précipitation, sans impatience, mais avec la certitude que, si l’on apprend à écouter ses propres besoins et à y répondre, on parvient à cet état de bien-être tant espéré que les marchands du temple croient pouvoir nous vendre. Cette capacité, que nous avons tous en nous, c’est l’Art de prendre soin de soi.
Sans s’arrêter aux « quel égocentrisme ! » ou « quelle idée de s’arrêter en plein milieu de tout ce monde pour respirer en ouvrant les bras ! » ou encore « quoi? Il ose me dire ça, à moi, sa mère ! ».
Et pourtant… savoir se poser, savoir respirer, savoir s’exprimer… Tous ces petits « savoirs » de tous les jours qui font les grands heureux…
Pour illustrer ce que nous avons perdu, j’en terminerai avec cette réponse du Dalaï Lama à la question : « Qu’est ce qui vous surprend le plus dans l’humanité ? »
« Les hommes… Parce qu’ils perdent la santé pour accumuler de l’argent, ensuite ils perdent de l’argent pour retrouver la santé.
Et, à penser anxieusement au futur, ils oublient le présent de telle sorte qu’ils finissent par non vivre ni le présent, ni le futur.
Ils vivent comme s’ils n’allaient jamais mourir et meurent comme s’ils n’avaient jamais vécu… »









