Et ils ont tout à fait raison de s'interroger, puisque de récentes recherches scientifiques ont prouvé que cet acte médical répété annuellement n'est pas nécessaire dans la plupart des cas. Mais fait encore plus inquiétant, d'autres recherches et observations cliniques établissent des liens entre la vaccination et certaines affections auxquelles sont aux prises de plus en plus de chiens et de chats : cancers, maladies auto-immunes, apparition de fibrosarcomes et anémie hémolytique à médiation cellulaire (destructiondes globules rouges).
Charles E. Loops , médecin vétérinaire et homéopathe pratiquant en Caroline du Nord, écrit sur son site Internet :
« Je pratique depuis plus de vingt ans la médecine vétérinaire. Je constate une apparition des maladies chroniques beaucoup plus tôt qu'autrefois. À l'époque, les cancers chez des chiens ou des chats de 5 ans étaient plutôt rares; aujourd'hui, il n'est pas inhabituel de diagnostiquer des cancers mortels chez des animaux de 2 ou 3 ans. Le nombre de cas est définitivement en hausse. De mauvaises pratiques au niveau de l'élevage, une piètre alimentation et d'autres facteurs environnementaux peuvent avoir un rôle à jouer, mais je crois que le facteur le plus important est la vaccination répétée tout au long de la vie de l'animal. Cette pratique a fait en sorte que nous avons affaibli génétiquement nos compagnons animaux. » 1
Les recherches scientifiques
En 2004, les principaux fabricants de vaccins pour chiens et chats ont publié des recherches prouvant que la durée minimale de l'immunité conférée par leurs propres produits est de trois ou quatre ans, et même davantage. 2, 3, 4, 5 Ces compagnies ne sont toutefois pas tenues d'indiquer ces informations sur les fioles ou les emballages des vaccins : elles continuent de recommander la vaccination annuelle.
Des vétérinaires et immunologistes indépendants ont également publié des recherches sur la durée de l'immunité induite par les vaccins, et leurs conclusions sont similaires : cette protection va bien au-delà des recommandations émises par les compagnies pharmaceutiques. 6, 7, 8, 9, 10
L'une des sommités en la matière, Ronald D. Shultz, professeur et titulaire de la Chaire des sciences pathobiologiques de l'École de médecine vétérinaire de l'Université de Wisconsin-Madison (Massachusetts, États-Unis) a démontré au fil de ses diverses recherches que de nombreux vaccins canins permettent de développer une protection variant entre sept et quinze ans.
DUREE MINIMALE DE L'IMMUNITE ESTIMEE
DES VACCINS CANINS CONSIDERES COMME NECESSAIRES
ET DISPONIBLES SUR LE MARCHE,
BASE SUR DES
EPREUVES VIRULENTES ET TESTS SEROLOGIQUES 11 |
VACCIN |
DURÉE DE L'IMMUNITÉ MINIMALE ESTIMÉE (ANNÉES) |
|
épreuves virulentes |
tests
sérologiques
|
Virus de la maladie de Carré |
|
|
Souche Rockborn/ Snyder Hill (MLV) |
> 7 |
> 15 |
Souche Onderstepoort (MLV) |
> 5 |
> 9 |
Virus recombiné (R) |
> 3 |
> 3 |
Adénovirus canin de type 2 (MVL) |
> 7 |
> 9 |
Parvovirus canin de type 2 (MLV) |
> 7 |
> 9 |
Virus de la rage (K) |
> 3 |
> 7 |
MLV = vaccin atténué R = vaccin recombiné K = vaccin inactivé
Réactions indésirables
Enfin, d'autres recherches prouvent qu'une fois la réponse immunitaire créée, il n'est plus nécessaire de revacciner, puisqu'il existe une mémoire immunologique. Une revaccination non requise n'augmentera donc pas l'immunité, mais augmentera de façon significative les risques de réactions indésirables... et ces dernières sont beaucoup plus fréquentes qu'on ne le croit.
Malheureusement, très peu de réactions sont déclarées aux organismes responsables d'examiner les cas d'évènements indésirables soupçonnés, ce qui nous laisse sous l'impression que les produits biologiques vétérinaires sont sans danger.
Contre-indications à la vaccination
Actuellement, la plupart des vétérinaires recommandent toujours à leur clientèle de vacciner annuellement Fido et Chaton, même si ces derniers ne sont pas en parfaite santé. Savez-vous qu'aucun vaccin ne devrait être administré à des animaux malades, en particulier ceux atteints de maladies auto-immunes et d'allergies de toutes sortes, les allergies étant le signe d'un mauvais fonctionnement du système immunitaire?
Aucune loi ne nous oblige à vacciner ou revacciner notre compagnon animal (mis à part le vaccin contre la rage lorsqu'il est question de traverser certaines frontières). Devant l'affluence et la disponibilité de preuves scientifiques sur la durée de l'immunité induite par la vaccination, on peut aisément considérer que cet acte médical répété année après année constitue un abus, et ce, au détriment de la santé de nos compagnons canins et félins.
Manon Bonneau, auteure de Viande à chien! et de Cap : santé .
Pour en savoir plus :
www.communicationsholistiques.com
Pour toute question à Manon Bonneau, cliquez ici
Pour approfondir, l'auteure vous conseille ses 2 ouvrages :
Références bibliographiques :
1-http://www.charlesloopsdvm.com/vaccination.htm
2-PIERCY, S.E. An Appraisal of the Value, and Method of Use, of Living Attenuated Canine Distemper Vaccines , The Veterinary Record, Vol. 73, No. 39, 944-949, 1961
3-MOUZIN DE, LORENZEN MJ, HAWORTH, et al. Duration of serologic response to five viral antigens in dogs , J Am Vet Med Assoc 224 : 55-60,
2004
4-GILL, M., SRINIVAS, J., MOROZOV, I., SMITH, J., ANDERSON, C., GLOVER, S., Champ, D., CHU, H., Three-year duration of immunity for canine distemper, adenovirus, and parvovirus after vaccination with a multivalent canine vaccine , Intern J Appl Res Vet Med Vol.2, No. 4; 227-234, 2004
5-ABDELMAGID, O.Y., LARSON, L., PAYNE, L., TUBBS, A., WASMOEN, T., SCHULTZ, R., Evaluation of the efficacy and duration of immunity of a canine combination vaccine against virulent parvovirus, infectious canine hepatitis virus, and distemper virus experimental challenges , Veterinary Therapeutics Vol. 5, No. 3: 173-186, 2004
6-SCOTT, Fred W., GEISSINGER, Cordell M., Long-term immunity in cats vaccinated with an inactivated trivalent vaccine , Am J Vet Res, Vol. 60, No. 5: 652-658, 1999
7-SCHULTZ, Ronald D., Considerations in Designing Effective and Safe Vaccination Programs for Dogs , Recent Advances in Canine Infectious Diseases, Carmichael L.E. (Ed.) 5 May 2000
8-TWARK, L., DODDS, W. Jean, Clinical use of serum parvovirus and distemper virus antibody titers for determining revaccination strategies in healthy dogs , J Am Vet Med Assoc, Vol 217, No 7; 1021-1024, 2000
9-LAPPIN, Michael R., ANDREWS, Janet, SIMPSON, Dan, et JENSEN, Wayne A., Use of serologic tests to predict resistance to feline herpesvirus 1, feline calicivirus, and feline parvovirus infection in cats , J Am Vet Med Assoc, Vol. 220, No. 1: 38-42, 2002
10-BÖHM, M., THOMPSON, H., WEIR, A., HASTED, A.M., MAXWELL, N.S., HERRTAGE, M.E., Serum antibody titres to canine parvovirus, adenovirus and distemper virus in dogs in the UK which had not been vaccinated for at least three years , The Veterinary Record, Vol 154, Issue 15, 457-463, April 10, 2004
11-SCHULTZ, Ronald D., Duration of immunity for canine and feline vaccines: a review . 2005 (résumé d'une présentation faite par le D r Schultz à Prague lors d'une conférence intitulée « Canine and Feline Vaccination - a Scientific Reappraisal ». Sera publié dans Veterinary Microbiology en 2006.

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