Mais ce n’est qu’à la fin du XIXème siècle, grâce à l’Abbé Michon à qui revient sa découverte, que la graphologie commencera à avoir une existence. Ce dernier composa d’ailleurs le mot graphologie à partir des mots grecs « graphein » écrire et « logos » science.
En 1830, l’Abbé Michon, directeur et enseignant d’un collège, fût intrigué par le rapport entre certains traits de personnalité de ses élèves et certains signes marquants dans leur écriture. Ce constat se transforma très vite en la plus grande passion de sa vie. Il dressa un inventaire minutieux des signes graphiques, trait par trait jusqu’au petit point, en passant par la ligne, les lettres, les mots… Puis il relia des signes psychologiques, ouvrant ainsi la voie au père de la graphologie classique J. Crépieux-Jamin (1858-1940).
Celui-ci ajoutera ses nombreux travaux et livres, il définira des approches symboliques, et surtout mettra au point une méthode avec un classement des différentes écritures.
Il fut l’un des experts en graphologie consulté lors de l’affaire Dreyfus, et, participant à sa réhabilitation, provoqua l’essor de la graphologie.
Cette science, méritant d’être développée plus profondément, interpella d’autres spécialistes, comme Freud, Jung ou Adler, lui apportant un regard plus psychologique, ou encore comme le philosophe L. Klages. Depuis, beaucoup ont contribué, par leurs études, au développement et à l’approfondissement de la graphologie.
*La technique graphologique…
La graphologie possède sa méthode propre, qui s’appuie sur une technique d’observation rigoureuse (plus de 200 paramètres à observer), et des interprétations à base de raisonnements analogiques fondés sur l’expression directe du geste graphique et le symbolisme archétypique des formes et de l’espace. Ceci donnant une impression d’ensemble à l’écriture qui révèle dans un 1er temps, les tendances majeures de la personnalité.
Puis, le graphologue entre plus dans le détail du graphisme, en s’étayant sur 8 genres principaux :
l’« ordonnance » qui reflète la discipline sociale du scripteur,
la « dimension » qui montre l’affirmation personnelle de l’individu dans son milieu de vie,
la « direction » qui renseigne sur l’orientation et la volonté vers un (ou des) but (s),
l’« inclinaison », indicateur de la sensibilité à la présence d’autrui et de l’extérieur
la « continuité » qui montre le suivi de la pensée, des sentiments et des actes
la « pression », baromètre de la force physique et morale, des tensions
la « vitesse » correspondant au rythme d’activité (physique et mentale)
la « forme » liée à l’image et au sentiment de soi.
Ces 8 genres se re-divisent en une multitude d’espèces d’écritures (plus de 250), parmi lesquelles le graphologue en reconnaît une dizaine correspondante au graphisme étudié. Leur combinaison dresse un « portrait » psychologique, articulé autour de 3 grandes parties de la personnalité : intellectuelle, affective et physique.
*Qu’est-ce qu’une analyse graphologique apporte ?...
La graphologie est une « radiographie » de la personnalité Elle permet « une mise au point » momentanée sur l’individu, un « bilan approfondi » orienté selon la demande (professionnelle ou privée). Elle permet de définir les modes de fonctionnement, d’identifier les ressources et les motivations inconscientes, ou encore de découvrir les potentialités non exploitées, et de cerner les difficultés ou conflits intérieurs, freins à la réalisation et causes des mal-être.
Comment est-ce possible ? Parce que l’écriture résulte d’une impulsion émise par le cerveau, centre moteur de l’organisme. Il conditionne l’exercice des facultés mentales, les émotions et les sensations ; il enregistre les expériences vécues. Ainsi la trace d’encre révèle à la fois la pensée, les états intérieurs et la vie physique.
Si je fais faire l’analyse de mon écriture, je pourrais voir :
*concernant mon intelligence : comment j’organise et maîtrise ma pensée, mes modes de réflexion et mes types de raisonnement, la qualité de mes jugements, mon rapport à la réalité…
* concernant mon affectivité : quels image et sentiment ai-je de moi-même, la confiance que je m’accorde, comment je me contrôle, la mesure de mon émotivité, mes modes de relation avec autrui et le monde extérieur, mes besoins, mes modes de défense, mes mécanismes habituels, à quoi ressemble mes sentiments profonds, mes attitudes et valeurs…
* concernant mon activité : mon type de tempérament et de dynamisme, mes façons de m’organiser, comment j’exerce ma volonté, mon adaptabilité, quelles sont mes ambitions et mes motivations profondes, mon idéal, mes goûts, mes aptitudes…
L’analyse est rédigée en quelques pages avec des mots simples, de façon concise et précise, adaptée à la réalité quotidienne. Le graphologue se doit de ne pas juger, sa rédaction est positive mais sans faire acte de complaisance.
*Les domaines d’utilisations…
Aujourd’hui, la graphologie est principalement utilisée dans le domaine professionnel : recrutement, bilan de compétence, gestion de carrière et d’équipes…et dans le cadre d’expertises judiciaires.
Mais elle est aussi au service du développement personnel pour aborder ou approfondir la connaissance de soi.
La graphologie propose quelques nouvelles spécialités, comme la graphothérapie, qui est une forme de rééducation de l’écriture pour les enfants (dyslexie, dysorthographie, dysgraphie…) ou pour les adultes (altérations accidentelles ou traumatiques…).
Edwige Dudognon
Thérapeute holistique, graphologue et relation d'aide pour l'association AIDalaVie
Pour toute question à Edwige Dudognon, cliquez ici
Pour approfondir, l'auteur vous conseille quelques grands classiques (avec : ) :

EN CAS DE MALAISE OU DE MALADIE, CONSULTEZ D'ABORD UN MÉDECIN OU UN PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ EN MESURE D'ÉVALUER ADÉQUATEMENT VOTRE ÉTAT DE SANTÉ. PAR VOTRE UTILISATION DE CE SITE, VOUS RECONNAISSEZ AVOIR PRIS CONNAISSANCE DE L'AVIS DE DÉSENGAGEMENT DE RESPONSABILITÉ ET CONSENTEZ À SES MODALITÉS. SI VOUS N'Y CONSENTEZ PAS, VOUS N'ÊTES PAS AUTORISÉ À UTILISER CE SITE. |