Lorsque j’ai commencé à peindre mon premier Mandala en 2003, j’ignorai le bouleversement intérieur qui allait se jouer jusqu’à aujourd’hui. Je pensais peindre avec le seul plaisir de créer des œuvres comme je le faisais depuis l’enfance, en jouant avec l’huile ou l’acrylique, sans jamais avoir appris de techniques.
En 2000, toutefois, des circonstances m’ont fait rencontrer un art thérapeute en arts plastiques, qui m’a donné l’envie de participer à ces ateliers, sur la relation émotion et couleurs. J’ai profondément vécu de l’intérieur l’écho des couleurs, de celles qu’on aime à celles moins aimées, voire détestées, codées d’enjeux émotionnels, avec l’objectif de les faire se rencontrer. La rencontre des couleurs, avec de la peinture à l’eau, je trouvais cela jolie, pas anodin et ce fût un enchantement ! Tel fut le premier déclic.
Le deuxième déclic, lors de mon voyage au Tibet, m’a remis en relation avec les artistes tibétains. Je retrouvais le bouddhisme et son enseignement ainsi que les mandalas de sable éphémères ou beauté et précisions se jouxtent harmonieusement. Ici ce fût une nouvelle rencontre avec les formes. Les symboles de l’univers, ils étaient tous présents. Au-delà du symbolisme tibétain d’une richesse millénaire, tout s’ordonne en mouvement autour d’un centre. De l’iris de l’œil aux cristaux de neige à la chaîne ADN, tout dans l’univers se déroule ainsi.
Enfin le troisième déclic majeur a émergé tout droit d’une séance de mandalas collectifs auprès d’un enseignant utilisant diverses techniques d’expansion de conscience. Après des larmes, ni tristes ni joyeuses, simplement une émotion qui me venait sans doute de très loin, je n’avais qu’un seul désir, refaire à nouveau un mandala. Réunir les couleurs avec les formes, les formes avec les couleurs, encore et encore à l’infini. Et depuis je n’ai pas cessé. Une porte, un vortex s’est ouvert vers cet infini qui m’appelle. Il m’emmène, vers les tréfonds de mon être jusqu’au monde global, universel, spirituel. Quand au détour d’une couleur ou d’une forme, je bute sur quelque chose, lorsque au contraire tout est fluide, j’accepte ce qui vient et me laisse surprendre par les réponses du mandala et des clés qu’il me donne. L’union des formes et des couleurs m’interpelle, me dérange, m’extasie, je rentre dedans, au centre du mandala en cheminant vers moi-même et l’autre en même temps. De l’intérieur à l’extérieur des lignes, des espaces naissent, le chaos s’ordonne, une danse apparaît. Le mandala est magique, il s’adapte à tous et à toutes sans distinction, à chacun sa révélation. Concentration, Simple détente, dialogue de l’inconscient, ouverture de conscience, apaisement physique et psychique, satisfaction de se reconnaître créatif, créateur de son soi, de son œuvre intime et unique. Chacun aura sa révélation en faisant l’expérience, au moins une fois dans sa vie, de créer l’énergie du mandala. Ce désir de transmettre mon expérience profonde pour faire découvrir ou faire retrouver cette révélation, tel est mon accompagnement.
De l’inconscient créatif émerge le soi
Tout le monde est créatif mais beaucoup de personnes hésitent encore à se lancer dans une démarche artistique. Le jugement est souvent présent qui freine nos élans. Le talent et la créativité sont deux choses différentes et si le talent n’est pas l’apanage de tous, une belle créativité ne demande qu’à vivre, même tapi au fond de nous-mêmes. Et bien des talents se sont révélés au final.
Choisir le mandala comme point de départ n’est pas anodin.
Géométrie sacrée ou simples formes, les symboles unis aux couleurs enclenchent des processus énergétiques de création reliés à notre monde intérieur. Outil de concentration, équilibrage émotionnel, reliance avec le soi et le sacré, votre œuvre est là, émergente et unique avec la joie
De la voir éclore. Techniques diverses utilisées avec sons, couleurs, musiques, relaxations pour être libre et serein devant sa création.









